C'est juste un réalisateur au taf… Just a film director working.


Déjà j’ai toujours bien aimé Bertrand Bonello. J’ai vu (presque) tous ses films, y compris les premiers, assez confidentiels (avant l’Appolonide et Saint Laurent). J’ai donc été très heureuse de voir cette photo parue dans Libération, où il est en plein tournage, concentré et attentif, le casque du retour son autour du cou - la prise n’a pas commencé. Il a donné ses consignes finales, manches retroussées, il est au taf, pas en représentation. Et pourtant il porte à l’annulaire gauche, une belle bague, avec une pierre de centre. Et un lien (en cuir ?) noué autour du poignet.

C’est la photo qui m’a accompagnée quand j’ai préparé NO GENDER et c’est toujours vers elle que je reviens. Ici pas d’affectation, une élégance naturelle, une façon très contemporaine d’être. Exactement ce qui m’intéresse.

Il y a bien sûr cet homme debout derrière lui, une silhouette noire, floue. À première vue il s’apprête à tirer sur quelqu’un ou quelque chose hors champ, ce serait donc un acteur. Et pourtant ça n’est pas si clair. Il a les mains croisées, l’une d’elle semble indiquer un signal, un OK avec deux doigts. Peut-être n’est-il là que pour synchroniser l’action qui se passe devant lui. Le regard de Bertrand Bonello tout entier dirigé vers le hors champ de la photo semble aller dans ce sens. Mais alors pourquoi ce costume noir pas très habituel chez les techniciens du cinéma ?

C’est sur ce genre dé léger mystère que repose l’intérêt d’une photo, apparemment simple et de plus en plus intrigante.

La légende qui l’accompagne, «Rester dans le geste irrationnel, dans le geste tout court» qui est relié au propos du réalisateur, prend un autre sens par rapport à la photo et achève de faire de l’ensemble... un vrai petit bijou...

avec l’aimable autorisation de Carole Béthuel et Bertrand Bonello.

I always liked Bertrand Bonello. I saw (almost) all his pictures, even his first ones, quite confidential (before L’Appolonide and Saint Laurent). So I was very pleased when I saw this photo published in Liberation, while the director is shooting, very concentrate and mindful, his headphones used for the return of the sound recording around his neck. Apparently he is preparing a take, he has given his final instructions, his sleeves rolled up, he is working, he is not in a society event. Yet he is wearing on his left ring finger a large beautiful ring with a centered stone. And a (leathered ?) bracelet.

I kept this photo all along the process of making NO GENDER, and I still come back to it. There is no affectation in this photo but a natural elegance, a modern way of behaving. Exactly what I’m looking for.

And then there is the man standing behind him, a black figure, blurred. At first you think he is preparing to shoot with a gun something or somebody off camera. You think he is probably an actor on the set. But at the second sight it is not so clear. His hands are crossed, as showing the signal OK with two fingers, it’s not sure that he has a gun, maybe he is only helping synchronising the action. The way Bertrand Bonello is staring attentively at what’s happening off camera and not in the man’s direction confirms this second thinking. But why its he guy wearing a black suit if he is a technician on the set ?

The value of a photography is often based on that kind of mystery, simple and becoming more and more intruiging.

The text under the photography «Stay in the irrational gesture, in the gesture itself » that is related to the interview has therefore another factual meaning. The all thing is... a little jewel....

by courtesy of Carole Béthuel and Bertrand Bonello.

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