La bague de mon frère. My brother’s ring.


Elle avait proposé à son frère de lui offrir une bague pour ses 40 ans.

Ce n’était pas prémédité, non, l’idée était venue d’une pierre. Elle était au Mineralworld de Munich pour son travail, où elle avait rencontré un Sri Lankais qui vendait des saphirs étoilés. Ils avaient discuté, il avait une vraie culture en gemmologie, et il en parlait d’autant mieux qu’il portait lui-même des bijoux comme quelque chose de parfaitement naturel.

Pour elle ce fut le déclic, elle se mit à penser que le saphir étoilé qu’elle avait acheté était pour son frère.

Elle le consulta et demanda l’avis de sa femme. Elle venait d’une autre culture où les hommes ne se parent pas facilement. Il est probable que sa double légitimité de soeur et de créatrice de bijoux ait emporté l’adhésion.

Il lui dit qu’il la porterait au petit doigt.

Elle voulait une bague en or blanc, plus discret. Elle dessina une architecture assez carrée, plus proche du doigt qu’un anneau, avec un versant féminin et masculin et la pierre non pas centrée mais déportée sur un des côtés, l’autre étant souligné par une fine ligne de diamants. À l’usage, il dit qu’il porte le côté de la pierre vers l’extérieur, gardant vers lui le côté féminin.

Il est chercheur, philosophe et épistémologue, elle trouve que la balance entre le design mathématique de la bague et le symbole permanent et secret de la lumière portée par l’étoile du saphir lui convient bien, à lui et à son métier.

Elle lui proposa d’inscrire une gravure à l’intérieur de la bague. Il choisit « Ne dis vague », un comble pour le chercheur pointu qu’il était. Ensemble il créèrent sa légende, lui inventant une image, une nouvelle histoire à instaurer.

She suggested her brother that she would offer him a ring for his 40th birthday.

It was not a plan, no, a stone and a man gave her the idea. She was at the Mineralworld fair in Munich for her work, where she met a Sri Lankan, a star sapphires seller. He knew much about gemmology and talked particularly well as he himself wears jewels in the most natural way.

It gave her the first push. She started thinking that the star sapphire she bought was for her brother.

She asked him and his wife as she didn’t belong to a culture where men are used to wear jewellery. It is highly probable that her dual legitimacy as a sister and as a jewellery designer carried the agreement.

He said he would wear it on his small finger.

She wanted a white gold ring, more discreet. She drew a square design, closer to the finger than a round shape, with a feminine and a masculine side, the stone being not centered but asymmetrical, turned to the masculine side, the feminine being underlined by small diamonds.

With the practice, he says that he uses it with the stone side turned to the outer face, while keeping the feminine side toward him.

He is a researcher, philosopher and epistemologist. She found that the balance between the mathematical design of the ring and the secret and permanent symbol of the light carried by the star sapphire, was appropriate. It fits him and his work.

She suggested to etch a motto inside the ring. He said « Ne dis vague » an ultimate paradox for the sharp researcher he is. Together they created a legend, inventing his image, a new story.

Posts à l'affiche
Posts Récents
Archives
Rechercher par Tags
Retrouvez-nous
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square
  • Instagram - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • Facebook - White Circle

CONTACT US / NOUS CONTACTER +33(0)681190587

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now